Nocturno cruore perfusus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Nocturno cruore perfusus

Message par Audrefr Sigurdadottir le Jeu 8 Juin - 15:57

31 décembre 1037

Ha… Les choses avancent à grand pas, nous avons exécuté un de ces chiens de “révoltés”. C’est comme ça que je les appels, ces personnes qui ne veulent pas de la présence Romaine. Karnak Kobalos, ce bel enfant de salaud m’avait manqué de respect à plusieurs reprises, et il avait cet air d’effronté que j’aime briser lors de mes “entretiens”... En dehors de ce petit évènement, rien de bien fulgurant, nous avons commencé la construction des murs depuis quelques semaines, c’est particulièrement long et fastidieux, a seulement deux cents hommes la tâche semble herculéenne. La nuit est tombée bien vite en ce mois de décembre, ce qui me laisse penser que nous sommes assez près de nos terres natales, et pourtant si loin.. Aucunes nouvelles de la part de notre Rome, rien.. Pas un seuls messagers. Si l’on savait ce qu’il a bien pu arriver.

Enfin, ceci n’a rien d’inquiétant, dans le fond cela fait déjà quelques mois que nous sommes portés disparus je suppose, et puis… L’on voulait se débarrasser de nous. C’était une certitude et puis c’est forcé que ce soit les sénateurs qui aient organisés cette attaque sur notre flotte… Qu’est-ce que trois milles hommes pour empêcher la montée en puissance d’un sénat-...



Appius releva la tête de son écrit, se tournant vers la droite en ayant entendu un bruit… Non pas un bruit, c’était un cri, un hurlement. Quelqu’un venait de hurler à quelques pas de sa bicoque moisie. Celui-ci s’emparant de son glaive qui traînait à quelques pas de lui et de la caisse qui lui servait de table, ce cri était à quelques mètres de lui à peine. Qui habitait près de chez lui ? Undvik ? Ce n’était pas lui qui avait hurlé, sa voix était gutturale et profonde, cette voix ressemblait plus à celle de Maximus. Il serra les dents comme si une douleur vive venait de lui prendre la poitrine, c’était la peur. Une peur saine puisqu’elle lui permit de tendre d’autant plus l’oreille : L’assassin se trouvait non loin de sa porte, à quelques pas, il l’entendit entrer, la lumière de la bougie illuminant son visage et grossissant ses traits agressifs déjà entachés du sang de ses autres victimes..

Appius déglutit, observant l’homme aux côtés duquel il avait combattus des mois durants.


Undvik Ragnulf, cet auxiliaire qui les avait rejoints quelques jours avant qu’ils ne quittent les côtes de la Nouvelle Rome. “Enfant de putain” Laissa sortir Appius alors qu’il le voyait sourire, un sourire de dément, celui que le romain pouvait lui même arborait lors de ces séances de tortures… Il se mit à trembler de toute part, autant habité par la rage que par la peur qui lui tiraillait le ventre comme avant chaques batailles mais qu’il sur-montait comme bon romain qu’il était. Mais il le savait déjà, Undvik était meilleur que lui au combat, dix fois meilleur. Il l'écraserait certainement, il mourrait comme les autres, mais au moins aurait-il donné tout ce qu’il avait dans cet ultime combat.

Il s’élança donc comme un beau diable, envoyant son glaive fendre l’air en direction de l’abdomen du Viking, sa lame vint riper sur la côte de maille que portait celui-ci. Undvik vint l’attrapper par ses cheveux courts dans ce mouvement d’assaut, l’envoyant valdinguer contre la bicoque de l’autre côté de sa porte, celui-ci traversa le plâtre et les planches de chêne comme si ce n’était que du vieux bois pourris tant la force de son adversaire était grande.

Une douleur vint perforer le dos d’Appius, celui-ci sentant quelque chose s'enfoncer dans son bras jusqu’à traverser celui-ci de part en part, déchirant son biceps comme un simple morceau de papyrus… Le sang vint couler à flot alors que celui-ci venait de se prendre un coups de couteau qu’il avait parré avec son bras par réflexe, l’être au dessus de lui était habité par Thor et Mars en même temps, sa force était inouïe, où alors c’était là les effets de la fatigue sur le corps du romain qui ne parvenait donc plus à se défendre correctement. Sa lame vint siffler prêt du corps du Viking qui s’empara de son poignet, le brisant dans un mouvement sec et violent, laissant sa victime vider sa douleur et sa rage dans un hurlement vengeur, avant que la dague ne s’enfonce dans sa poitrine jusqu’à perforer son coeur, coupant tout souffle de la part de cette proie comme une autre…

Le Romain observait son assaillant avec la haine que l’on vouerait à un ennemi bi-millénaire. Avec la peur que l’on vouerait à un dieu effarouché, avec la douleur que lui faisait supporter cette lame au travers de cet organe vitale, la douleur était vive, lancinante, son coeur ainsi bloqué dans ses battements tentait dans quelques soubresauts de repartir.. Sans rien y faire.

Le Romain vit ce monde s’effacer lentement sous ses yeux, les couleurs quittant son regard effarré, puis la lumière elle-même pour le laisser s’effondrer dans le noir complet, accompagné par ses seules pensées que nous ne connaitront jamais.

_____________________________________________________________________________

Undvik se redressa en essuyant son visage couvert de sang, après avoir arraché la dague du torse d’Appius, ce ramassis de Romain… “Guerrier” ça ? Tséh, un tas d’enfants incapables d’opposer une véritable résistance oui !

“Bakraut, tu auras au moins essayé de partir avec honneur…”

Cette nuit avait été aussi simple à organiser que le vol d’une chèvre dans les hautes montagnes de scandinavie où il avait passé quelques années à piller. Tout d’abord il avait attendu une nuit noir, une nuit sans lune et brumeuse. Le 31 Décembre 1037 comme ils disaient ces “Romains”. Le matin même il avait fait une demande particulière au forgeron romain, Tullus Claudius, appuyé par Appius lui même alors “Tribun Militum”, de lui faire retaper son armure complète , mais aussi une paire de sandale. Incrédule le forgeron se mit à la tâche, après-tout, ces sandales, pourquoi pas ? Le piège avait donc marché, la demande étant urgente, venant du chef des équites tout d’même.

Il laissa donc la journée s’écouler, jouant les bons auxiliaires bien serviable toute la journée, partageant même un repas avec un grand sourire et de bonnes tranches de rigolades avec ceux qu’il avait prévus d’exécuter aux côtés de Sunilda…

Une fois la nuit tombée et tous les hommes dans leurs tentes celui-ci se leva, passant autour de sa taille une ceinture de maille qu’il avait emprunté entre temps au forgeron, cette ceinture épaisse remontait jusqu’à son sternum, le protégeant de tout coups en dessous de celui-ci pour ses méfaits à venir, étant privé d’armure par son plan. Il s’empara de son couteau à dépecer, sortant sans un bruit de sa tente pour aller rejoindre celle de Sunilda, celle-ci ne se vêtit que du stricte nécessaire, son torse de maille par dessus lequel elle passa ses guenilles de paysanne, atténuant ainsi tout bruit pouvant provenir des maillons qui s’entrechoqueront très certainement pendant leurs mouvements..

Ils connaissaient au pas près les tours de rondes, et par une nuit pareille seuls Dix hommes étaient situés sur les murs, ceci furent assez facilement réduit au silence, les lampadaires du campement étant toujours éteint par précaution… L’on voit mieux en pleine nuit sans sources de lumières proches, aussi le campement était-il complètement plongé dans le noir.

Undvik se glissa entre l'entrepôt de la forge et le vieux fourneau et l’enclume qu’utilisait le forgeron habituellement pour faire les outils récurrents ainsi que leurs réparations, se glissant derrière le forgeron qui n’entendait pas les bruits de pas derrière lui, s’approchant de plus en plus alors qu’il tapait férocement de son marteau sur son enclume, la fournaise dégageant une chaleur et un bruit du diable comme à son habitude.

Il n’entendit pas le couteau s’enfoncer jusqu’à la garde au travers de son flanc gauche, le privant presque immédiatement d’air lorsque son poumon fut perforé, il n’eut pas même le temps de hurler lorsque la lame traversa sa gorge pour lui sectionner celle-ci de la base de sa colonne vertébrale jusqu’à sa trachée… Le sang gicla sur le visage d’Undvik qui n’eut pas même un effet de recul.. Sunilda elle se trouvait déjà près de la porte de la demeure du Légat et de sa femme, les bruits à l’intérieur de la demeure laissait entendre que l’un d’entre eux était réveillé, les pas était lourds assez las, ceux d’une personne qui vient de se réveiller avec l’intention de s’assommer une dernière fois pour retourner ronfler paisiblement…

Undvik fit signe à Sunilda de faire le tour de la demeure pour atteindre la fenêtre de la chambre à l’arrière de la baraque, celui-ci restant proche de la porte, prêt à l’enfoncer au moment venus, entendant pendant ce temps quelques bouteilles s’entrechoquer dans la pièce à vivre.

Sunilda pris quelques instants à peine pour se glisser en dessous de la fenêtr de la pièce a vivre et se glisser vers la fenêtre de la chambre, enfonçant sa dague dans le joint de celle-ci pour venir faire sauter la fenêtre mal fixée : Celle-ci avait été mise à l’épreuve pendant quelques semaines déjà par Sunilda elle-même de jour alors qu’elle mimait travailler à la réserve de bois.

La fenêtre sortit de son soutien sans trop de difficulté, venant être rattrapée par Sunilda qui se hissa dans la demeure d’un pas feutré, sa maille manquant de réveiller Appia Castellum qui dormait là à poings fermés, les draps de sa couverture la couvrant entièrement, celle-ci s’y étant emmitouflé par ce dur froid d’hiver.
Sunilda avança d’un pas calme vers sa proie, affichant un sourire sanguinaire sur les lèvres, alors que les bruits de bouteille s’entrechoquant commençait à se taire, sa main vint se lever violemment avant de s’abattre une dizaine de fois sur la femme qui se tenait dans ce lit, alors que son autre main couvrait déjà sa bouche, étouffant les hurlements qui se firent tout de même audible pour son époux, qui s’élança vers la chambre d’un pas acharné, en faisant tomber au sol sa bouteille, le vase de très grande facture et sa lame, qu’il vint récupérer à l'entrée de chez lui, au même moment où la porte s’ouvrit à la volée dans un craquement des plus tonitruant.

La porte s’écrasa contre son nez et son front, venant lui briser le dit et ouvrir le dernier, le sang vint rapidement couvrir son visage alors qu’il se redressait péniblement pour se faire à nouveau plaquer au sol par Undvik, dont le regard était aussi compliqué à distinguer dans cette pièce trempée dans l’obscurité qu’un oiseau rare en pleine forêt.. La lame d’undvik vint s’enfoncer dans le bois du plancher alors que le coup avait été dévié d’un habile coups de coude par le Légat, qui n’eut pas le temps de hurler à sa garde que Sunilda trempait déjà sa lame dans ses côtes pour lui couper le souffle.. La douleur vint le saisir alors qu’il envoyait déjà à nouveau son coude s’écraser contre le visage de la femme qui venait de l’attaquer, l’écrasant presque contre le plâtre du mur derrière lui, la sonnant pour quelques minutes.

Ce court moment de débat laissa cependant le temps à Undvik d’arracher son couteau de la planche, un coup d’estoc filant vers le coeur de son adversaire qui le dévia rapidement d’un coups de pied dans le flanc de son assaillant avant de foncer vers lui pour le plaquer au sol, tentant alors d’enfoncer son glaive dans la poitrine d’Undvik, chose qui aurait pu aboutir si celui-ci n’avait pas eu le bon réflexe que d’envoyer son poing libre dans la main tenant le glaive, le désarmant sur le coup, tandis que sa main tenant le couteau vint fondre l’air pour trancher net la gorge d’Atius Castellum, Légat du camp romain.  Le sang gicla violemment alors qu’il posa sa main gauche contre la plaie, son poing droit venant s’abattre deux fois sur sa cible avant qu’il ne s’écroule à bout de force et de sang sous son propre effort…

Undvik n’en revenait pas, c’était bien la première fois qu’un homme continuait à se battre après un tel coups…


La suite de la nuit fut du même acabit que pour la mort de Appia Castellum, des dizaines, des centaines de coups de couteaux furent donnés ce soir là alors qu’aucuns des romains n’avait le temps d’atteindre sa lame , celle-ci étant toutes enfermées pour entretien dans l'entrepôt du forgeron, aimablement scellé par nos deux compagnons envoyés de l’enfer…

La macabre suite de ces évènements, vous la connaissez…

HRP EXPLICATIF:


Ce Rp est un récapitulatif de ce qu'il s'est passé la nuit du 31 décembre au Camp de la Légion, ceci n'est connu que de ceux qui se sont informés auprès des nouveaux propriétaires du terrain et encore pas forcément dans tout ces détails. Ce Rp a été placé la comme preuve de l'action ainsi que pour le plaisir des lecteurs, aucun Méta-rp ne sera toléré. J'espère que la Lecture à été bonne !





Audrefr Sigurdadottir

Messages : 1
Date d'inscription : 08/06/2017

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum